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Conservation et étalage :On peut distinguer 3 méthodes différentes dans la préparation des papillons tropicaux: 1°. L’étalage sur place de l’insecte frais. C’est évidemment la meilleure solution, mais elle nécessite d’amener sur le lieu de capture un surcroît de matériel encombrant et fragile…ou bien alors de se contenter de prospections « éclair » ne dépassant pas la brève période pendant laquelle les insectes restent souples. 2°. L’étalage de l’insecte desséché. C’est la technique généralement utilisée par la plupart des lépidoptèristes. Elle consiste à faire sécher le plus rapidement possible après leur capture les papillons conservés en papillotes et il suffit pour ce faire de s’aider du chaud soleil guyanais ! On procède ensuite au "ramollissage" des insectes selon les procédés bien connus, puis à leur étalage. Cette technique occasionne souvent des difficultés : trous, déchirures,... 3°. L’utilisation d’une « boîte Newman ». Il s’agit d’une méthode intermédiaire entre les deux précédentes. Elle permet de prolonger la période de souplesse des papillons pendant quelques mois. Il est alors possible d’étaler les insectes aussi facilement que s’ils étaient frais. C'est de loin la méthode donnant les meilleurs résultats... La confection d’une boîte Newman est des plus simple :
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On place un lit peu épais de feuilles de
laurier-cerise dans le fond d’une boîte de type « tupperware » fermant
bien. On y ajoute 3 ou 4 boules à mites pour éviter la moisissure. On y
place ensuite les papillotes sans tasser exagérément. On cale le tout avec
du plastique « bulles » ou de l’ouate. Rôle du laurier-cerise : Equilibre hygrométrique + dégagement d'acide cyanhydrique HCN. Rôle du Paradichlorobenzéne (PDCB) : Action insecticide et surtout bactéricide (stoppant la décomposition des insectes), plus action fongicide. Par quoi remplacer le PDCB désormais interdit en Europe ? |
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Boîte Newman en cours de remplissage…On distingue les feuilles de Prunus laurocerasus coupées en gros morceaux et les boules à mites, dans le fond de la boîte. |
Boîte Newman bientôt prête au stockage… |
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En milieu tropical, la boîte Newman ne doit en aucun cas être stockée à la température ambiante trop longtemps. Il convient donc de la mettre le plus rapidement possible au réfrigérateur ou au congélateur !! |
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Papillons issus d’une boîte Newman stockée à température ambiante (29-30 °C) pendant 3 semaines à Cayenne, en novembre 1996. Chaleur et humidité ont altéré la pigmentation. Les couleurs sont fades, voire définitivement tachées chez les deux Geometridae. |
Les mêmes espèces capturées l’année suivante mais stockées dans une boîte Newman placée au réfrigérateur, à Cayenne, pendant 1 mois…. Papillons « nickel-chrome » !! |
Pour plus de détails, voir BOURGOGNE J., 1962 : La BOITE NEWMAN, Alexanor, Tome II – Fasc. 8. |
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Avantages de la boîte Newman : Les papillons sont conservés plus frais, les couleurs sont moins altérées, et leur
préparation
ultérieure en est facilitée. |
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| Ailes tombantes, trous et déchirures…c’est le lot des papillons étalés après ramollissage. | Les mêmes espèces, mais ces 3 spécimens ont, par contre, été étalés après un passage en boîte Newman : c’est parfait, même pour les papillons réputés difficiles !! | |
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Pour les lépidoptéristes métropolitains, c’est la recherche du réfrigérateur (ou du congélateur) servant au stockage temporaire des boîtes qui pose le plus de problème. En Guyane Française, c’est en fin de compte chose facile…mais il en va tout autrement dans d’autres contrées : En Afrique, trouver un « frigo » en état de marche n’est pas toujours une mince affaire !! Pour les Guyanais qui désireraient confectionner une boîte Newman, n’importe quel type de feuilles – pourvu qu’elles soient un peu épaisses et vernissées – peut remplacer le laurier-cerise !
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| (Philippe COLLET - Caen, le 5/IX/2007) | ||